Coups de tête et obsessions improbables seraient des notions qui me définiraient plus que bien, tout comme mon dernier défi en date : apprendre une langue étrangère dont je ne connais absolument rien ! Pour accentuer l’improbabilité de la chose, notez que je n’ai jamais été très douée pour l’apprentissage des langues étrangères.

Je n’ai jamais su pourquoi, peut-être un trop grand formatage dû à l’enseignement du français… Ou juste une grosse flemmardise cérébrale. À l’école, j’ai « appris » l’anglais (forcément), l’allemand (parce que je ne voulais pas faire espagnol comme tout le monde – et à l’oreille je n’arrive pas avec les langues ibériques), puis ensuite de part mes études supérieures l’italien. De ces trois langues, il ne me reste pas grand chose, de très vagues notions, un peu plus pour l’anglais parce qu’on en est « encerclé ».

(Crédit photo Pixabay)

Avec les années, j’ai tenté de m’y remettre – notamment parce que lorsque tu souhaites voyager c’est tout même plus sympa de comprendre et de se faire comprendre mais aussi pour le plaisir de découvrir des créations dans leurs langues d’origine (livres, films, chansons….). Mais en vain. Alors soit je n’ai pas trouvé les bonnes « méthodes », mais ce n’est pas faute d’avoir essayé ; soit le souci de « s’y remettre » c’est qu’on est « pollué » par ce que l’on sait déjà – ou croît savoir.

Oui car soyons honnêtes, entre l’enseignement linguistique scolaire qui n’est pas toujours d’une très grande qualité et le temps qui altère ce que l’on a appris… Ce n’est pas toujours un cadeau de « déjà savoir ».

Attention, lorsque je parle de partir de zéro, j’entends par là : une langue qui n’a pas la même origine/racine que votre langue maternelle, que vous n’entendez pas régulièrement (voire que vous n’aviez jamais entendu avant). Du coup, si vous suivez mon raisonnement, vous arriverez peut-être à la même conclusion que moi : apprendre une langue en partant de zéro est plus « facile ».

C’est à cette conclusion que je suis venue après quelques semaines d’apprentissage du turc. Bon, je n’en suis pas pour autant devenue bilingue, j’en suis même loin. Je tâtonne encore beaucoup, j’essaie différentes approches, mais le fait de ne pas avoir dans un petit coin de la tête « ah oui ça je sais », « ça c’est comme ça » bizarrement ça a un coté libérateur même ludique.

Je pense même qu’une fois que mon niveau de turc sera meilleur, disons lorsque je serai capable de tenir une conversation « de base », je tenterai l’expérience avec d’autres langues. J’ai déjà ma petite liste de prête, reste à trouver les supports adéquats – et d’avoir avancé en turc aussi.

Si vous voulez savoir quel a été le déclic pour me lancer dans ce défi d’apprendre le turc, je vous invite à faire un petit tour sur cet article. Mais pour répondre plus largement à la question « pourquoi tu veux apprendre telle langue ? » (sous entendu « ça ne te servira à rien »). Je dirai tout simplement que c’est la curiosité, l’envie de nouveauté et de découvrir à une autre culture, de s’ouvrir au monde. Ce n’est pas pour autant que je vais partir vivre dans le dit-pays ou que je vais vivre sous ses couleurs (quoique sait-on jamais). Et peut-être aussi cette manie de ne pas vouloir faire comme tout le monde, si vous voyiez ma wishlist de voyage…

Avez-vous déjà tenté l’expérience d’apprendre une langue dont vous ne saviez rien ?

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