Dans le précédent article, je vous parlais d’une découverte totalement fortuite qui avait quelque peu basculé dans l’obsession. Avant de développer tout ce dont je voudrais vous parler – en lien avec cette nouvelle « passion » – il serait peut-être bien de commencer par le commencement et donc de poser le décor.

Ainsi, à la fin de l’été dernier, avec un petit moral (les grosses chaleurs couplées à la pression du montage d’un projet professionnel), j’étais à la recherche d’une nouvelle distraction. Et comme souvent, lorsqu’il ne s’agit pas d’un livre, je fouine du côté des séries TV… J’avais envie de quelque chose de léger et tranquillou, comprenez donc sans violence (aussi bien physique que verbale) et sans prise de tête (avec la chaleur, seuls 2 neurones fonctionnaient encore vaguement). Dans ma wishlist – à rallonge – sur Netflix, mon attention a de nouveau été attirée par un programme :

(Crédit photo Ay Yapim)

Kurt Seyit ve Şura

« Une belle reconstitution historique, avec au premier plan l’histoire d’amour impossible entre un officier turc et une jeune fille issue de la noblesse russe. »

Entre cette petite phrase servant de synopsis et la photo que j’ai choisi, je vous le concède : on est clairement dans la bluette dégoulinante de guimauve. Et j’étais persuadée que j’allais me trouver devant une série totalement cliché, mal jouée, juste bonne à me distraire. En même temps c’est ce que je recherchais. On a beau dire, les programmes de ce type, sans grandes prétentions, qui sont simplement là pour vous éloigner de votre quotidien en vendant du rêve (surfait ?), ça fait du bien de temps en temps.

Sauf que cela ne s’est pas tout à fait passé comme je l’aurais cru… Première surprise : cette série est en VOST. Alors déjà, pour l’idée de « je regarde ça de loin par-dessus l’épaule », c’était mort ! Mais alors en plus c’est une production turque. Comment vous dire, que de base même la VOST en anglais cela me demande une grande concentration (alors que j’ai des notions), donc vous imaginez bien que le turc dont je ne connais pas le moindre mot et dont je ne suis même pas sûre d’avoir un jour entendu quelqu’un le parler… Ce n’était pas gagné. En réalité, ça m’a même un peu fait flipper.

Passé ce moment de panique – parce que je n’ai pas lâché l’affaire – je me suis rendue compte que cette langue me plaisait plutôt bien à l’oreille. Et que même si dans les premiers épisodes on était bel et bien dans de la bluette pleine de grandes effusions « Je t’aime d’amour pour toute la vie que même je pourrais mourir là tout de suite » alors que les personnages se sont croisés 5 secondes 30, il y avait un truc qui faisait que je m’y accrochais…

J’avoue avoir été une adepte de Sissi et autre Angélique, donc je mettais cela sur le compte d’une certaine nostalgie. Avec le recul, et aussi « l’expérience » (dont on reparlera prochainement), ce qui a attisé ma curiosité c’est le charisme. Mais le charisme des acteurs de la gente masculine turque (les nanas, peu importe la nationalité, j’ai envie de les frapper). Je ne parle pas du physique (quoique…), mais il y a un truc… voilà quoi ! Sur moi ça marche.

(Crédit photo Ay Yapim)

Ajoutez à cela le fait qu’il s’agisse d’une reconstitution historique débutant durant la première guerre mondiale, et bim vous m’embarquez direct (l’Histoire, les costumes d’époque, tout ça, tout ça) ! D’autant que quelques jours/semaines auparavant, j’avais écouté un podcast qui traitait du premier conflit mondial du point de vue russe, et j’avais été interpelée. Certes, je suis une passionnée d’Histoire, mais je m’étais rendue compte que l’aspect russe m’était relativement flou sur cette période ; quant à la présence de turcs, alors là… Je n’avais que de vagues souvenirs de l’empire Ottoman et des tatars de Crimée mais pas de quoi tenir une conférence…

Donc reprenons : la bluette distrayante, la VO turque qui me charme, le charisme paf dans ta face et la dimension historique. J’ai un peu envie de vous dire qu’on était plutôt bien. D’autant qu’au fil des épisodes, le récit s’étoffe. Et contrairement, aux divers avis que j’ai pu lire, j’ai trouvé que l’histoire prenait en profondeur dans la seconde partie (qui correspond dans le découpage initial, et non celui de Netflix, à la deuxième saison) qui se passe à Istanbul. Sans parler de la psychologie des personnages qui se complexifie aussi.

Jusque là, vous allez vous dire : elle a tout adoré en fait. Eh bien non, même si je pense sincèrement avoir eu un coup de coeur pour cette série, il y a des points négatifs et bizarrement j’y tiens.

C’est donc à présent qu’on va revenir sur la thématique « les nanas dans les fictions ». Sans déconner, même en prenant en compte le fait que l’on soit toutes différentes et aussi la différence d’époque et de classe sociale… elles ont quoi dans la tête ?
Arrêtons nous sur le cas de Şura, du début à la fin (46 épisodes hein, quand même !), j’ai eu envie de la tuer : capricieuse, égoïste et complètement à la masse. La nana, soit tu as envie de la secouer, soit lui mettre des claques. Je veux bien croire que j’ai loupé quelque chose, parce que c’est tout même censé être le personnage principal, mais je n’ai pas réussi à avoir une once d’empathie envers elle. Alors que même pour la Baronne et Ayşe, j’ai réussi à leur trouver des circonstances atténuantes. Mais Şura… bah non toujours pas.

Vladimir, Seyit, Tatya, Celil, Mişa et Petro

(Crédit photo Ay Yapim / StarTv)

Passons à la gente masculine, forcément. Comme pour les femmes, on est dans les clichés du genre, mais ça passe. C’est là, que je pense que le côté « turc » y est pour beaucoup. Du moins c’est ainsi que je l’ai perçu, et cela s’est confirmé par la suite avec d’autres fictions.
Il y a une oscillation entre la fierté/droiture (t’es un homme, bordel !) et la sensibilité/les émotions (t’as un petit coeur, montres-le), équilibrée et surtout assumée. Du coup, même dans les grandes effusions (du côté masculin) on échappe au malaisant. Et ça, je dis respect.
Bon clairement, niveau casting, on ne s’est pas complètement foutu de nos pommes non plus, mais encore une fois ce que je retiens c’est le charisme et le charme. Sans déconner, ça envoi du bois.
Après, je n’ai pas d’oeillères non plus hein : Kıvanç Tatlıtuğ, alias Kurt Seyit, je ne le laisserai pas dormir dans la baignoire, (il est trop grand de toute façon et je n’ai pas de baignoire) – même si pour l’avoir vu ailleurs, je pense que le brushing qui va bien, la barbe bien taillée et l’uniforme y sont pour beaucoup… mais cela n’engage que moi.
Puisque le but initial était la distraction, disons-le, niveau crush(ouille), on était pas mal – et non je ne lâcherai pas de noms…

Rassurez-vous, j’arrive au bout de mon blabla, même si je pourrais tenir des heures sur le sujet. Difficile de parler d’une série sans risquer de spoiler. Je donnerai juste, une mention toute particulière au final. Une étape que je redoute souvent, parce que soit ça ne va pas dans le sens que j’imaginai (et si tu me mets de travers ce n’est pas bon) soit c’est bancal. Là, je n’avais pas forcément tout vu venir, mais c’est logique et bizarrement je n’ai pas été triste. C’était ce qu’il fallait. Ils sont forts ces turcs…

En résumé, et à retenir :
– l’esthétisme de la reconstitution
– les paysages
– le charme de la VO turc
– les personnages de Celil et Petro (et Osman, Tatya, Güzide…)
– la BO signée Toygar Işıklı à tomber
– la découverte (même sommaire) d’une autre culture
– le final
(- finalement la moustache ce n’est si mal, enfin ça dépend…)

Vous l’aurez donc compris, après tout ça, je l’espère, que d’une simple série, je me suis découverte une passion pour la Turquie et la culture turque. Et par conséquent, je n’ai pas fini de vous en parler…

Et vous, connaissiez-vous cette série ? Que pensez-vous des productions turques ? Dites-moi tout…

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