Peut-être est-ce une particularité qui m’est propre, mais je ne compte plus le nombre de fois, ces dernières années, où je suis ressortie d’une consultation auprès d’un médecin avec une prescription pour des médicaments mais aucune information – ou tout du moins aucun nom – sur la “maladie” que j’avais.

À une époque, qui me semble remonter à des lustres (coucou, je suis une vieille), tu avais une “angine”, “rhinopharyngite”, “bronchite”, “otite” (quoique pour ça pas besoin de médecin, tu pleures tellement ta race que tu le sais), “pneumonie”… Bref tu savais si c’était un rhume ou si tu allais mourir dans les jours prochains. Ça te laissais le temps de t’organiser pour le testament, les obsèques, tout ça tout ça. Mais surtout tu ne passais pas pour une débile quand on te demandait (surtout ton boss) ce que tu avais.

(Crédit photo Pixabay)

Mais maintenant tu as un… “c’est virale” ! Visiblement les maladies ont disparu ou ce sont regroupé dans un syndicat hypra efficace (bel antonyme !) nommé “Virale”. Le truc tu ne sais pas ce que c’est, ça se “soigne” à coup de paracétamol et au choix : lavage de nez, sirop, bouillotte ou la soupe à mémé. Et ça revient plus régulièrement que tes ragnagnas.

Alors certes, je n’ai pas fait médecine, mais j’ai tout de même un peu l’impression que sur ce coup on nous prend un peu pour des courges. Mais bon, je dis ça, je dis rien…

Donc autant vous dire, que lorsque je suis allée voir le Docteur B., j’espérais bien savoir ce que j’avais, au-delà du fait que je virais frappa dingue. Mais je n’étais certaine que j’obtiendrais une réponse.

Sauf que pour mon plus grand bonheur, si je puis dire, non seulement le Docteur B. a mis très rapidement des mots et des “explications” sur ce qui m’arrivait mais surtout il m’a dit de quoi je “souffrais”. Alors je peux fièrement (oui je l’assume pleinement) dire que je souffre “d’anxiété généralisée qui se manifeste plus particulièrement par des crises d’angoisses et attaques de panique, mais également par un mal-être ambiant”.

Eh ouais, rien que ça ! Lorsque je l’ai entendu me dire ça, étrangement, ma première sensation a été celle d’un énorme soulagement. Je souffrais bel et bien de quelque chose, mon mal était réel, non je ne fais pas du “cinéma”, non ce n’était pas une « petite déprim’ passagère » et non je n’étais pas folle (quoique…).

J’ai appris que j’étais par nature anxieuse, et que donc par conséquent cela ne se soignerait pas. Dans un premier temps, j’ai suivi un traitement médicamenteux approprié (qui a progressivement été réduit), et ensuite par le biais de la thérapie, j’ai appris à comprendre et apprivoiser cette anxiété pour vivre avec et surtout qu’elle ne soit plus (ou beaucoup moins) une entrave à ma vie.

Pour ce qui est des crises d’angoisses et attaques de panique, c’est un gros morceau à gérer car pour moi c’est le plus handicapant (au prime abord), d’autant que j’ai totalement conscience de l’irrationalité de ces crises. Car non, je ne vais pas inévitablement mourir en allant à la boulangerie, non je ne vais pas fatalement me faire dévorer par un monstre en sortant le chien… Même si j’en ai conscience, une partie de moi se met en veille ou en alerte.

Maintenant que le diagnostic est posé, j’apprends au fil du temps…

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