Nous vivons – la société occidentale – dans une sorte de tourbillon où tout file à une vitesse folle : le temps, les carrières, les modes, les relations… Toujours tout et plus vite. Certains vous parlerons d’un besoin d’avancer, d’évoluer. D’autres parleront d’une fuite en avant, une façon de se voiler la face sur ce qui « dérange ». Ces deux visions se défendent, et peuvent trouver sens.

Mais que faire lorsque vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas aller aussi vite que les autres ? Non pas par volonté, mais « simplement » parce que votre organisme en est incapable.

(Crédit photo Pixabay)

Pendant longtemps, peut-être les 25 (voire 30) premières années de mon existence, j’ai fait comme tout le monde : enchaîner les (petits) boulots, multiplier les activités extra-professionnelles, couru par monts et par vaux de projets en projets, de réunions de famille en anniversaires de potes d’un pote à bidule… Mais quelque chose clochait, non seulement je n’étais pas à l’aise dans ces activités, mais je sentais aussi et surtout que mon corps n’encaissait pas/plus. Je n’avais pas de problème de santé particulier, à part l’asthme (mais qui ne me posait plus de souci depuis l’adolescence), quelque chose n’allait pourtant pas.

Il m’aura fallu attendre encore quelques années pour comprendre, pour me rendre à l’évidence : ma physiologie est plus lente que celle des autres (ou du moins que de l’idée générale). Certes, dans ma personnalité, il y a un penchant plus contemplatif, plus posé, plus méditatif. Mais non seulement j’aime prendre mon temps mais surtout j’en ai besoin.

Cela peut paraître idiot mais comprendre cela m’a ôté un grand poids, même si en société c’est difficile à vivre parce que « l’autre » ne comprend pas que je ne suis pas indifférente, insensible ou encore totalement idiote. Simplement je n’agis ni ne réagis pas au même rythme.

Une forme de déculpabilisation s’est mise en place au moment où j’ai décidé de respecter mon organisme et son fonctionnement. Bien sûr, il y a beaucoup d’ajustements à faire, notamment professionnellement. J’y reviendrai plus en détail dans un prochain article.

Mais non ce n’est pas une tare, oui nous sommes tous différents, il faut « simplement » arriver à nous accorder de temps à autre.

Et vous, comment vous situez-vous par rapport à cela ? Êtes-vous du genre rapide ou plus lent ? Et comment percevez-vous cela, la différence de l’autre ? L’avez-vous même déjà constaté ?

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