Débuter une thérapie, c’est un petit peu le grand saut vers l’inconnu… Ou une plongée directe dans un monde de clichés et de préjugés. Avouez-le, on a tous l’image du divan, du vieux barbon qui fait ses mots croisés ou son sudoku et lâche un “hum hum” de temps à autre pour au bout d’une heure vous annoncer “Ça fera 50€, et à la semaine prochaine”. Et puis, entre nous, les psys c’est pour les pétés de la cafetière !

Voici, en gros, ce que j’avais en tête avant de pousser la porte du cabinet du Docteur B., soit parce que c’était des à priori que j’avais ou des choses que l’on me répétait… Autant vous dire que même si c’était ma décision, je n’étais pas hyper emballée. Disons que j’étais réticente mais de toute façon c’était un peu ma “dernière chance”. Après tout, j’avais décidé de dire stop…

(Crédit photo Pixabay)

A travers cet article, je vais vous faire un “petit” retour d’expérience après plusieurs mois de thérapie, et surtout essayer de répondre à des questions que vous pourriez vous poser. Tout du moins des points sur lesquels j’aurais aimé être éclairée “avant”.

Quand aller voir un psy ?
Au moment où vous vous sentez prêt, tout simplement. C’est LE point le plus important, car en ressentir le besoin ne suffit pas : il est essentiel d’y être prêt. Même si c’est un professionnel qui vous êtes le plus chaudement recommandé, il n’en reste pas moins pour vous qu’un étranger à qui vous allez devoir vous dévoiler. Mais surtout n’allez pas consulter un psy parce que l’on vous a dit “ah tiens tu devrais peut-être aller voir quelqu’un”. Vous êtes seul juge. Il se peut bien évidemment que votre médecin vous le conseille. La décision n’en reviendra toujours qu’à vous. Et toute façon, il n’y aura résultat que si vous êtes pleinement volontaire et impliqué.

Comment choisir son psy ?
Là aussi c’est un point crucial. Il y a des paramètres pratiques à prendre en compte, comme par exemple la prise en charge (sécurité sociale/mutuelle). Le diminutif “psy” englobe plusieurs professions : psychiatre, psychologue, psychothérapeute… Des notions de bases sont à connaître comme le fait qu’un psychologue est une personne qui a suivi un cursus de psychologie (sanctionné par un diplôme) alors qu’un psychiatre quant à lui est un médecin qui a reçu une formation en psychiatrie (il est rattaché à l’ordre des médecins, peut prescrire des médicaments ou des arrêts maladie le cas échéant, et est généralement mieux formé aux troubles lourds)…

Ce ne sont que des exemples, le mieux est de demander conseil à votre médecin traitant, par la suite d’appeler plusieurs “psys” et de voir avec eux s’ils s’occupent de vos “troubles”. Qu’importe leur titre/formation, ils ont leur domaine de prédilection et de spécificité. Certains ne traiteront pas les enfants, d’autres seront plus à même de vous aider en cas de problème de couple, professionnels, de troubles anxieux, de post-traumatismes…
Et enfin, le seul et dernier test est d’aller à un premier rendez-vous. C’est seulement à ce moment là que vous verrez si le feeling passe ou non.

Que lui dire ?
S’il y a bien une question que je me suis tournée et retournée dans la tête avant d’aller à mon premier rendez-vous avec le Docteur B., c’est bien celle-ci. Et je me la suis encore posée durant plusieurs séances par la suite.

Je n’ai pas de solution toute prête à cette interrogation. Tout va déprendre de la personne que vous aurez en face de vous et de sa façon de faire. Pour ma part, la première question qu’il m’a posé était “Comment vous vous sentez ?”. Il savait déjà pourquoi je venais (voir l’interrogation précédente). J’ai commencé à lui parler tout d’abord de mon ressenti de l’instant puis rapidement en réponse à ce que je lui disais il me donnait des explications sur mes impressions, mes sensations. Il m’a mis des termes là où j’étais perdue. Il a su m’expliquer toutes ces choses qui me semblaient disparates et qui étaient pourtant liées. Il a aussi fait des parallèles avec d’autres de ses patients, pris des exemples de notre société occidentale…

Pour avoir vu des psychologues dans mon enfance (contre mon gré mais parce que ma mère pensait que c’était LA solution au “m’en fous, je rangerai pas ma chambre” ou “tu m’énerves, j’t’aime pas” de mes 7 ou 8 ans, ou à l’adolescence parce que pour notre médecin c’était une bonne idée), cela ne se passe pas toujours ainsi. J’en reviens au fait que c’est d’être prêt qui est essentiel et aussi d’avoir la bonne personne en face. Et ça… il est possible que ce ne soit pas du premier coup que vous trouviez “votre” psy. Essayez une ou deux séances, puis si ça ne passe pas allez en voir un autre.

N’oubliez pas que vous êtes seul juge, que c’est pour vous et votre mieux-être !

A quelle fréquence le voir ?
Là encore, il n’y a pas de réponses précises, cela va dépendre de ses disponibilités et des vôtres mais aussi des méthodes de fonctionnement de votre psy. Pour ma part, je le vois une fois par semaine depuis le début (sauf à une ou deux exceptions dues à nos plannings respectifs), et cela me convient parfaitement. J’en ressens le besoin, je n’y vais jamais à reculons. Il m’arrive parfois, dans la salle d’attente de croire que je n’ai rien à lui dire depuis la semaine précédente. Mais une fois dans le fauteuil, je parle naturellement et simplement. Parfois avec des silences plus ou moins longs, mais j’en ressors toujours avec un soulagement et un regain d’enthousiasme.

Pour résumer tout ceci, écoutez-vous et faites-vous confiance.

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